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dimanche 14 février 2016

Le rock anglais : un enfant de la guerre


Keith Richards

Dans le sillage des USA, le rock'n'roll va s'imposer dès la fin des années 50 dans une vieille Angleterre durement touchée par la guerre. Les jeunes ont souffert d'une enfance marquée par les privations dues au rationnement, n'ont que faire des valeurs véhiculées par l'ancienne génération et aspirent à une vie plus légère. Le rock'n'roll débarqué depuis l'autre rive atlantique est une aubaine et la jeunesse anglaise va rapidement en reprendre le flambeau.

"Mes souvenirs d'enfance les plus anciens sont ceux du Londres de l'immédiat après-guerre. Paysages de ruines. Tiens, ici la moitié d'une rue a été rayée de la carte. Certaines zones ont végété avec leurs décombres pendant dix ans ou plus. [...] Jusqu'en 1954, j'ai été dans l'impossibilité de m'acheter un sac de sucreries. [...] Jusqu'alors, il fallait supporter l'inévitable question : "Tu as ton carnet de rationnement ?" "
(Keith Richards (photo), in Life pp 33-34 (Robert Laffont 2010 pour la trad. française).

John Lennon, né en 1940
Eric Burdon, né en 1941
Paul McCartney, né en 1942
Brian Jones, né en 1942
Keith Richards, né en 1943
Mick Jagger, né en 1943
Ray Davis, né en 1944
Jimmy Page, né en 1944
Jeff Beck, né en 1944
Van Morrison, né en 1945
Pete Townshend, né en 1945
Eric Clapton, né en 1945
Ceux qui inventeront le rock anglais sont tous des enfants de la guerre..








mercredi 13 janvier 2016

The Four Freshmen inspirent Brian Wilson


The Beach Boys, 1965
Brian Wilson, grand orfèvre des Beach Boys, rappelle son admiration pour les Four Freshmen, qui exercèrent sur lui une profonde influence dès son adolescence.

L'écoute du disque The Four Freshmen and the Five Trombones, sorti en 1955, l’a en effet carrément « hypnotisé » et lui a procuré « une profonde sensation d’amour... une sensation d’harmonie ».

( in Carlin, Peter Ames (2006), "Catch A Wave: The Rise, Fall & Redemption of the Beach Boys' Brian Wilson": Rodale. p. 39).











lundi 11 janvier 2016

The bea(s)t ! The bea(s)t ! The bea(s)t !


Dès son succès (fulgurant), le rock'n'roll devient une cible à abattre.

Les religieux puritains y voient l'incarnation du Mal, les racistes blancs dénoncent "un moyen pour rabaisser l'homme blanc au niveau du nègre".

Frank Sinatra dénonce "la forme la plus brutale, laide et vicieuse qui soit [...] aphrodisiaque à l'odeur rance [...] musique martiale de tous les délinquants de la planète".

Quant à la célèbre Encyclopaedia Britannica (qui fait autorité...), son édition de 1956 fait état d'une "sauvagerie lancinante [...] faisant délibérément concurrence aux idéaux artistiques de la jungle".












En été 1953, le jeune Elvis travaille comme livreur. Il fait un tour à la Memphis Recording Service, qui abrite aussi le jeune label Sun Records. Pour 4 dollars, il enregistre "My Happiness" and "That’s When Your Heartaches Begin" sur une acétate qu'il veut offrir à sa mère Gladys en guise de cadeau d'anniversaire.

Sam Phillips est à la console et demande à son assistante de noter : "Bon chanteur de ballades. A suivre".

Un an plus tard, en juillet 1954, Elvis Presley, convoqué par Sam Phillips, pousse à nouveau la porte de Sun Records, pour une session légendaire lors de laquelle, sous la direction Sam Phillips, il va enregistrer le 45-tours qui lancera le rock'n'roll.








8 janvier 1935 à Tupelo, Mississippi


Le 8 janvier 1935, à Tupelo, Mississippi, un peu avant l'aube, dans une petite maison construite par son mari Vernon Presley et son beau-frère, Gladys Presley donne naissance à des jumeaux.

Le premier, Jessie Garon, est mort-né. Le deuxième, Elvis Aaron, dans un peu moins de 20 ans, changera pour toujours l'histoire de la musique.








Bill Haley, 1er musicien blanc à graver un titre de rhythm'n'blues noir

En 1951, Bill Haley enregistre une reprise de Rocket 88, et devient ainsi le 1er musicien blanc à graver un titre de rhythm'n'blues noir.

Suivront, entre autres, Rock the joint (1952), puis Crazy man, crazy (1953), qui sera le 1er titre de rhythm'n'blues/rock'n'roll blanc à se hisser dans les charts blancs.
Le morceau le plus connu de Bill Haley, Rock around the clock, a été écrit pour lui en 1952 mais devra attendre le 12 avril 1954 pour être enregistré.

On retrouve ce titre dans la bande originale du film Blackboard jungle, sorti en 1955 : le succès de la chanson contribuera à paver la route d'un jeune chanteur prometteur : Elvis Presley.









mercredi 30 décembre 2015

Dewey Phillips, premier disc jockey du rock




En 1954, Dewey Philips travaille depuis 5 ans sur WHBQ, une radio locale de Memphis.

Durant son émission Red, Hot and Blue, il mélange allègrement musiques blanches et noires, et passe des disques de country, de rhythm and blues, de boogie-woogie, de jazz, mais aussi des artistes du label local Sun records.

Le 8 juillet 1954, il diffuse le premier disque d'Elvis Presley, enregistré 3 jours plus tôt.


Peter Guralnick, Elvis Presley : Last train to Memphis, Le Castor Astral, 2007
"La réaction ne se fit pas attendre. Quarante-sept appels sur le champ et quatorze télégrammes. Ou peut-être cent quatorze appels et quarante-sept télégrammes ? Il passa le disque sept ou onze fois d'affilée, [...], sept fois encore avant la fin de l'émission. Tout Memphis semblait suspendu aux lèvres de Dewey. Il harangait ses auditeurs, les encourageait à découvrir cette nouvelle voix avec lui et débitait son baratin habituel. [...].

Quelques minutes plus tard, Elvis était à la station. [...].
"Assieds-toi, je vais t'interviewer", furent ses premiers mots au jeune homme terrorisé, raconta Dewey au journaliste Stanley Booth en 1967. "Il a dit" : "Mr Phillips, je n'y connais rien en interviews."
"Contente-toi d'éviter les gros mots", j'ai objecté.
"Il s'est assis. Je lui ai dit que je le préviendrai quand on serait prêt à commencer. J'avais calé dseux ou trois disques d'avance. On a bavardé sur ce fond musical. Je lui ai demandé où il était allé au lycée, il m'a répondu : "Humes" (un lycée blanc). Comme beaucoup de gens le croyaient noir, je voulais régler cette question une bonne fois pour toutes. Finalement, j'ai dit : "Très bien, Elvis, merci beaucoup.
- Vous n'allez pas m'interviewer ?
- C'est fait. Le micro était branché tout du long."
(in Peter Guralnick, Elvis Presley : Last train to Memphis, Le Castor Astral, 2007)




mercredi 23 décembre 2015

Le 1er disque vinyle 45-tours "single"

En 1946, Columbia Records dépose un brevet aux USA pour un disque plat en polychlorure de vinyle. Le nouveau support devra être joué sur un tourne-disques à amplification électrique. La commercialisation commence en 1948.

La firme RCA lancera le 45-tours 2 titres (un par face) en 1949, qui dopera la pénétration des juke-boxes... qui doperont la vente de 45-tours.

L'utilisation du vinyle améliore la qualité sonore, mais permet aussi une production de masse accélérée tout en diminuant les coûts de reproduction, d'emballage et d'expédition, le disque étant à la fois plus léger et moins fragile.

Le disque "single", produit de consommation peu onéreux, moderne et branché, remplacera progressivement le vieux 78-tours au cours des années 50 et dynamitera le marché, qui capitalisera sur le rock'n'roll, coqueluche des jeunes consommateurs blancs.

En savoir plus sur l'invention du 45-tours "single" ici (en anglais)




Le 1er 45-tours, Texarkana Baby par le chanteur country-and-western Eddy Arnold, à écouter ci-dessus, parut chez RCA le 31 mars 1949 et fut réalisé en vinyl vert. A l'origine, les 45-tours étaient en effet de couleur différente selon le genre auquel ils appartenaient : rouge pour la musique classique, jaune pour les chansons pour enfants, ...




dimanche 6 avril 2014

Une playlist negro spiritual & gospel : Jesus will lead me to that Promised land



En complément des formations de Bernard Poupon sur les musiques afro-américaines, à écouter et voir, une playlist negro spiritual et gospel.





Une playlist : groupes vocaux, doo wop, girl groups : when my little girl is smiling



En complément des formations de Bernard Poupon sur les musiques afro-américaines, à écouter et voir, une playlist doo wop et groupes vocaux.




Une playlist rhythm'n'blues : I put a spell on you




En complément des formations de Bernard Poupon sur les musiques afro-américaines, à écouter et voir, une playlist rhythm'n'blues. Let's get excited !





Une playlist soul : a change is gonna come

Aretha Franklin


En complément de la conférence et de la formation de Bernard Poupon sur la soul, à écouter et voir :


(A Aline, with love)



Message de James Brown :


" S'il vous plait, n'oubliez pas l'homme dont j'ai fait la première partie en 1956/1957, dit James Brown. Ne passez pas sous silence l'une des plus importantes voix soul. Little Willie John était un chanteur de soul avant qu'on pense à l'appeler ainsi. J'ai enregistré un album hommage après sa disparition. Il est mort jeune, en prison. Mais il a laissé sa marque. Sur a musique, sur beaucoup de chanteurs qui savent comment chanter avec émotion. Fever était un disque colossal".
(James Brown, cité dans Nowhere to run, par Gerri Hirshey, trad. Nicolas Guichard, ed. US 1984, Payot Rivages Rouge 2013 pour l'édition française)

vendredi 4 octobre 2013

vendredi 16 mars 2012

A 14 ans, Jimmy Page joue du skiffle



Après s'être fait les dents sur les accords du skiffle, croisé le fer avec les jeunes loups du British blues, participé à de très nombreuses sessions d'enregistrement studio (au service, en particulier, d'un certain Johnny Hallyday, ou pour Michel Polnareff qu'il appuie sur La Poupée qui fait non), intégré les prestigieux Yardbirds, il fondera Led Zeppelin en 1968 et posera la grammaire du hard rock.

 
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