.
Affichage des articles dont le libellé est Funk. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Funk. Afficher tous les articles

mercredi 24 février 2016

Lu-funki --> funk


Funkadelic - Cosmic slop (Westbound records 1973)
Selon l'ethnomusicologue Portia Maultsby, le mot "funk" vient de "lu-funki" et est issu d'Afrique Centrale. L'historien d'art Robert Farris Thompson (Université de Yale) retrouve le mot "lu-funki" au Congo.

Dans les deux cas, il s'agit de qualifier de fortes odeurs corporelles. Mais Thompson complexifie le terme en y intégrant la notion de travail et d'engagement : l'odeur de sueur est alors la preuve tangible et valorisante d'intégrité, d'effort physique et d'investissement, dans des sociétés traditionnelles où la musique joue un rôle pivot et souvent religieux.


(voir Black Music, Black Poetry: Blues and Jazz's Impact on African American versification ; publié par Gordon E Thompson, Ashgate 2014).









mercredi 17 février 2016

1965 : Papa James déboule avec un nouveau truc !


James Brown
Après la mort de Malcom X en 1965, le Mouvement des Droits Civiques peine à apporter une réponse adaptée à l'évolution de la situation et s'avère incapable de parler aux déshérités du ghetto comme Malcom X avait su le faire.
Les émeutes raciales de Watts en août 1965 inaugurent des étés longs et chauds et montrent les limites de la non-violence.
Le Black Panther Party est fondé en 1966 et de nouveaux leaders afro-américains émergent : Stokely Carmichael, Eldridge Cleaver, Huey P. Newton, H. Rap Brown, Angela Davis…

Sur le front de la musique, le discours de la soul, compagne de route du Mouvement des Droits Civiques, est déconnecté des ghettos noirs : la vraie réponse, c'est James Brown qui l'apporte.
Son "Papa's got a brand new bag" (Papa déboule avec un nouveau truc) répond dès 1965 au "What's going on ?" (Que se passe-t-il ?), question que Marvin Gaye posera en chanson en 1971, soit 6 ans plus tard.
Plus de discours ; le message, désormais, c'est la libération, ici et maintenant : bouge ton corps, libère l'énergie de l'Afrique, ne singe plus les blancs-becs coincés, de toutes façons il ne voudront jamais de toi : le rêve de Martin Luther King se déchire.











James Brown, On the One


James Brown en 1967
(photo G. Marshall Wilson)
En accentuant avec force le 1er temps de la mesure à 4/4, James Brown inaugure le funk.

Bien sûr, il n'a pas été le premier à le faire – la chose est monnaie courante dans le jazz et spécialement chez les musiciens de La Nouvelle Orleans, que James a beaucoup fréquentés.
Mais il est le premier à mettre la recette en avant d’une manière systématique.

Ce « On the one » est repérable dans de nombreux morceaux du Godfather des meilleures années (1966-1974). L’accentuation du temps 1 de la mesure est par exemple très facile à repérer dans le morceau "Make it funky" (1971), d’autant que James nous aide en comptant les temps (one-two-three-four) au début du morceau. Ensuite, le temps 1 tombe sur la syllabe « FUN» de « Make it FUNky» chanté par les choristes. Repérez-le, et ça ne vous quittera plus…  vous voilà FUNKY FOR EVER !!! ;-)











dimanche 6 avril 2014

Une playlist funk : free your mind and your ass will follow

Bootsy Collins


En complément des formations de Bernard Poupon sur les musiques afro-américaines, à écouter et voir, une playlist funk.





lundi 9 avril 2012

Funky Drummer, 5:22




Il y des années où les fruits sont si mûrs qu'ils tombent de plusieurs arbres en même temps.

Le 20 novembre 1969, James Brown et sa bande enregistrent à Cincinnati le morceau Funky Drummer, qui sortira chez King en single en mars 1970, coupé en 2 parties.
En dépit de son succès (le titre atteindra la 20ème place dans les classements des ventes R&B et se hissera à la 51ème dans le classement Pop), il ne trouvera place sur un album qu'en 1986 sur la compilation In the Jungle Groove (Polydor).





Ecoutez donc ce que Clyde Stubblefield - le batteur funky -, y mijote sur ses fûts à 5:22 et vous comprendrez pourquoi ce break de batterie dispute à l'Amen break le titre de pattern de batterie le plus samplé de l'histoire de la musique.

En savoir plus ici (en anglais).


Bernard Poupon

Licence Creative Commons
Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé

Les 6 secondes les plus importantes de l'Histoire (du hip-hop)

Ce fascinant documentaire de Nat Harrison paru en 2004 raconte l'histoire de l'Amen Break, un échantillon de batterie tiré de la face B d'un single de 1969... c'est pourtant la face A qui fut succès en son temps. Cet échantillon fut utilisé de nombreuses fois dans les débuts du hip-hop et devint la base de la drum-and-bass et des autres musiques construites sur l'échantillonnage.




On peut en savoir plus sur l'Amen break en cliquant ici.


Voilà le morceau original par The Winstons :




Les amateurs visiteront avec intérêt le site de Nat Harrison où figure en outre Bassline Baseline,  un autre passionnant documentaire de 2005 sur la mythique Roland TB-303.


Licence Creative Commons

 
Design by Wordpress Theme | Bloggerized by Free Blogger Templates | coupon codes